TIMBUKTU, un bel exemple de résistance.

Capture d’écran 2015-02-22 à 12.14.05 PMRaconter une histoire avec talent et sensibilité est une merveilleuse façon de faire prendre conscience de l’importance de la résistance. La nécessité de ne jamais baisser les bras devant l’obscurantisme, l’ignominie et la barbarie. Le documentaire-réalité nous foudroie, mais sans poésie, sans silence, sans ellipse, il est parfois difficile d’assimiler toute l’information. Quand la révolte choque trop, elle aveugle et désespère. Il fallait un réalisateur comme Abderrahmane Sissako pour réussir à la fois un film géopolitique et poétique sur un sujet aussi difficile à traiter.

Dans une même œuvre, il mène, dans les règles de l’art, un récit filmique hollywoodien, un film d’auteur intimiste et un film politique. Il a eu l’intelligence de choisir ses acteurs au Mali parmi des personnes qui ont vécu l’atrocité.

Le réalisateur franco-africain profondément humaniste et engagé, Abderrahmane Sissako, a raflé sept prix mérités avec son film émouvant TIMBUKTU à la cérémonie des Césars le 20 février, un élan pour la vie et la liberté qui a beaucoup plus de forces que toutes les campagnes sanglantes de communication des djihadistes. La beauté est la plus forte, ne l’oublions jamais. Lire notre reportage dans Art Talks.