Gérer ses émotions (et celles des autres) pour être plus créatif !

robot team working-01 (2)Intuitivement, il ne viendrait à quiconque l’idée de mettre en doute le fait que l’intelligence émotionnelle et le climat organisationnel jouent un rôle important sur la créativité d’une entreprise et de son personnel. Encore faut-il être en mesure de le démontrer. Des chercheurs se sont mis à la tâche et sont effectivement parvenus à des résultats le confirmant.

Mais avant d’associer l’intelligence émotionnelle et le climat organisationnel à la créativité et au désir d’entreprendre de chaque individu, voici une brève définition.

L’intelligence émotionnelle est la capacité de percevoir ses propres émotions et celles des autres pour en tirer avantage dans nos échanges. Il s’agit en quelque sorte d’une intelligence sociale qui permet à la fois de capter et de moduler nos propres émotions et celles des autres pour alimenter nos pensées et guider nos actes.

Le climat organisationnel regroupe les aspects de l’environnement de travail qui reflètent le comportement, les attitudes, la façon dont l’entreprise est gérée ainsi que son système de valeurs. Le climat organisationnel englobe aussi les sentiments, les perceptions et les valeurs de l’ensemble du personnel de même que leur loyauté et leur sens d’appartenance à l’entreprise. Plusieurs facteurs contribuent à ce climat : les règles de gouvernance, les comportements, l’aménagement des lieux…

Qui que nous soyons, nous possédons tous un gisement créatif. Il suffit de déployer les stratégies adéquates pour faire preuve d’imagination et innover.

Des chercheurs chinois ont testé l’effet d’une méthode de relaxation dynamique (IBMT – Integrative Body-Mind-Training) sur la créativité d’un groupe d’étudiants.

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LE FABULEUX NEUROLOGUE, PROFESSEUR, ESSAYISTE ET ROMANCIER OLIVER SACKS

Oliver-SacksQui ne connaît pas le fabuleux Dr Sacks et ses contes cliniques ? Surtout depuis son essai : L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau mis en scène à Londres, de manière admirable, par Peter BrookDans ce livre, le Dr Sacks décrit de bizarres affections qui atteignent ses patients dans leur corps, leur personnalité la plus intime et dans l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Il nous fait découvrir le monde de créatures étranges : un marin qui, ayant perdu la notion du temps, vit prisonnier d’un instant perpétuel ; un homme qui se prend pour un chien et renifle l’odeur du monde ; un musicien qui prend pour un chapeau la tête de sa femme et bien d’autres histoires.

Et que dire d’Awakenings (L’éveil, cinquante ans de sommeil) qui a aussi fait l’objet d’un film américain avec Robert De Niro dans le rôle du patient et Robin Williams dans le rôle du Dr Sacks. Ce livre a inspiré l’excellente pièce (A Kind of Alaska) écrite par le non moins célèbre Harold Pinter.

Neurologue et écrivain prolifique, le Dr Sacks n’a cessé de publier en pratiquant la médecine : Des yeux pour entendreUn anthropologue sur mars, L’ile en noir et blancMusicophilia, le cerveau, la musique et vous…  Il a l’art d’écrire des récits bouleversants décrivant chaque personne dans ce qu’elle a de plus unique et singulier.

Il s’est aussi pris lui-même comme sujet, partageant en détail ses propres expériences. Dans l’Odeur du si Bémol. L’univers des hallucinations, il explique être devenu neurologue à cause de ses migraines, sujet de son premier livre :

« Dès ma plus tendre enfance, j’ai été sujet à des crises de migraines visuelles, occasionnellement auditives ou offalctives. Il est terrifiant de voir ainsi l’univers détruit puis reconstruit en l’espace de quelques secondes. J’ai eu la preuve très tôt que le monde était une construction : il est fabriqué par nos cerveaux. Un autre événement de l’enfance qui a marqué mon parcours : la schizophrénie de l’un de mes frères. Notre jeunesse n’a pas été facile, mais je suis devenu à peine névrosé, lui est devenu schizophrène. Que se passe-t-il dans le cerveau pour prédisposer quelqu’un à l’être ? Cette question n’a cessé de me hanter. »3

Il considère que c’est la providence qui a mis sur sa route des patients aux maux étranges, capables d’en parler clairement. Dans L’œil de l’esprit, Oliver Sacks évoque des personnes qui parviennent à se déplacer dans le monde et à communiquer avec autrui bien qu’elles aient perdu des aptitudes que beaucoup d’entre nous tiennent pour indispensables : la perception tridimensionnelle de l’espace, la capacité de reconnaître les visages, la possibilité de lire, le sens de la vue… Pour tous, le défi à relever consiste à s’adapter à un mode d’être totalement différent.

La pièce maîtresse est parue au mois de mai 2015, Oliver Sacks. On the move. A LIfe est bien plus qu’une autobiographie, ce livre sera sans doute traduit en plusieurs langues et viendra s’ajouter aux autres best-sellers de ce clinicien hors du commun profondément humaniste. Après le ‘On the road‘ de Jack Kerouac, le ‘On the move‘ d’Oliver Sacks (titre inspiré du recueil de son ami poète Thom Gunn, The sense of movement, à qui il doit d’être un meilleur écrivain), deviendra assurément un livre culte pour tous les médecins, écrivains, chercheurs assoiffés d’expériences humaines et d’une vie pleinement vécue.

Si vous êtes en quête de modèles inspirants…. faites l’exercice : Plongez dans cette odyssée au pays des sens, de la connaissance et des humains. Je parie—quels que soient vos projets—que vous aurez un surplus d’énergie pour les réaliser.

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